Fasso

Construction de deux villas

Programme

Villa 1 _ Maison de 7 chambres avec terrasses – loggias, 2 séjours, 2 salons, salon de réception, salle de prière, cuisine en dépendance, garage, réserves.

Maître d’ouvrage

Localisation

Budget

Surface

Date de projet

Phase

Équipe moe

Privé

Dabankou (Guinée)

100 KE €

440 m²

2022

APS

Lekena architectes

« L’aspect de mon architecture qui m’intéresse est la discussion avec la tradition locale. Je me pose la question de ce que ces anciens systèmes architecturaux peuvent nous donner. Où est la substance de ces constructions ? Comment peuvent elles être transformées pour que les nouveaux genres s’en servent pour répondre aux exigences du temps présent ? » Gion Caminada

Situé au sud de Dabankou, le domaine familial de Sansambakônôlah est reparti en deux entités. Le projet concerne la partie sud qui fait environ 6660 m². Il s’agit d’abord d’une réflexion urbanistique visant à subdiviser le domaine entre les 7 frères. L’enjeu est la réécriture du tissu traditionnel où chaque domaine est organisé autour de trois « placettes » : Dabala (lieu publique), Dadola (lieu intime) et Bantotô (lieu institutionnel). Le projet est en plusieurs étapes successives.

La particularité de notre démarche, au-delà des typologies architecturales singulières, réside dans la constitution des bases données. En l’absence de données cartographiques et plans des anciennes constructions, nous avons d’abord établi un relevé complet du domaine. L’objectif était de produire un document de synthèse qui fait état de l’ensemble des constructions, des plantations et des aménagements. Par ailleurs, notre étude urbaine était accompagnée d’une série de réglementations à l’image d’un Plan Local d’Urbanisme afin d’ordonner les nouvelles constructions tout préservant les principes du tissu socioculturel. En effet, depuis une vingtaine d’année, Dabankou connait une forte dynamique de construction qui modifie fortement les usages ainsi que le tissu historique. Du fait de la croissance démographique et de l’impossibilité d’un étalement, le village s’est rapidement densifié. Les nouvelles constructions sont de plus en plus imposantes, ce qui provoque des promiscuités et génère des conflits d’usages.

Les deux parcelles qui longent la route ont été construites entre 2001 et 2003. Cette phase concerne la construction de deux grandes maisons avec des contraintes contradictoires. En effet, la maison BFD, doit rependre les codes (fronton, colonnade, arcade, balustrade, etc.) de celle de son frère construite entre 2002 et 2003. Par ailleurs, ils ont fait fabriquer une grande quantité de parpaings en attendant d’avoir les moyens de construire. Les programmes sont presque identiques. Les maisons sont composées de plusieurs chambres dont chacune doit faire 16m² ; doit avoir un linéaire de mur de 4m de long ; et doit avoir un espace extérieur. Dans le but préserver le plan urbain que nous avons réalisé, nous avons accepté leur sollicitation pour la conception des maisons. Nous concevons alors des projets dont une architecture est définie, les matériaux sont prédéterminés alors que le mode de réalisation est incertain.

Nous avons donc conçu deux architectures radicalement différentes. Le projet à travers ces maisons est de construire le Dabala en y orientant les espaces de vie. Les accès se font par une ‘véranda’ qui sert avec la terrasse du R+1, à l’instar du Toungou qui est un lieu institutionnel – de lieux de séjour, de repas, de réception, de conte, etc. Les espaces intérieurs tels que le salon – séjour, salle de prière… ne sont utilisés qu’occasionnellement. Néanmoins, on investit suffisamment pour les meubler, les décorer, les embellir toute au long de l’année dans l’attente de les exposer aux étrangers. A l’arrière, on retrouve une cour privée (Dadola) avec le bâtiment des ‘dépendances’. Il renferme les espaces de cuisine, de réserves et des sanitaires extérieurs.

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